Qu’est-ce que un live-cd ?
Un live-cd ou cd vif (en bon français bien de chez nous qui ne veux pas dire grand chose…) est un CDROM (un CD de données en fait) comportant un système d’exploitation GNU/Linux fonctionnant en mémoire RAM (mémoire vive).
Comment ça marche ?
On insère le live-cd dans le lecteur, on démarre l’ordinateur.
GNU/Linux se lance à partir du CDROM et décompresse son système de fichier dans un disque virtuel en mémoire.
GNU/Linux sera le moteur de l’ordinateur pendant le focntionnement du live-cd.
Avantages du live-cd :
- Découvrir un GNU/Linux sans installer quoi que ce soit sur le disque dur.
- Faciliter de copier et distribuer un GNU/Linux sur un support quasi universel et à faible coût.
- Contrairement à Windows et MacOS, il est possible de modifier GNU/Linux afin de l’adapter à un support (le CDROM) et à un public spécifique : école, science, multimédia, etc…
- Le GNU/Linux sur le CDROM est incorruptible vu le support. Il ne craint donc pas les virus et les erreurs de manipulation. Il suffit d’éteindre le PC pour effacer la mémoire, on redémarre et c’est comme neuf !
- GNU/Linux détecte automatiquement le matériel au démarrage selon les pilotes logiciels intégrés. Il est donc préférable d’avoir une version récente.
Comment obtenir un live-cd ?
Le meilleur moyen est de le télécharger sur internet.Mais comment télécharger un CDROM sur internet ? On télécharge en fait une image ISO, qui est le reflet exact du CDROM une fois gravé. Cette image ISO est un fichier binaire ayant l’extension .iso .
Un accès par ADSL est bien entendu conseillé, car la taille du CDROM varie de 100Mo à 700Mo environ.
Comme le fichier est assez gros, il faut utiliser un logiciel qui permet la reprise de téléchargement en cas d’interruption. Pour cela il est préférable d’utiliser un petit bout de logiciel qui s’appelle wget.
Avec wget, il suffit d’ouvrir un terminal (ou console DOS) et lancer la commande (utilisez Ctrl+C et Ctrl+V pour recopier l’adresse, ici celle de majilux) :
wget http://download.tuxfamily.org/majilux/beta/mjlx-beta.0.7.0.iso

Opération de téléchargement de freeduc-ecole avec wget.
Pour reprendre un téléchargement interrompu :
wget -c http://download.tuxfamily.org/majilux/beta/
IMPORTANT : il faut télécharger en plus le fichier MD5.
Télécharger wget pour :
GNU/Linux : inclus par défaut
MacOS X : http://jonasluthi.com/2009/06/installer-la-commande-wget-sous-mac-os-x/
Windows : http://gnuwin32.sourceforge.net/downlinks/wget.php
PS : il est possible d’utiliser le réseau torrent pour télécharger des images iso. Mais seules les plus récentes sont disponibles.
Vérifier le fichier téléchargé avec md5 :
Comme les images ISO de CDROM sont des fichiers assez gros, il est possible qu’il y ait une erreur lors du téléchargement ou de l’enregistrement du fichier sur le disque dur. Cela permet aussi de vérifier que le fichier est conforme à l’original (pas de virus par exemple).
On utilise pour cela une somme de controle md5. Il s’agit d’une fonction mathématique qui permet de calculer une somme de contrôle (checksum en anglais) à partir du fichier. Si un seul caractère du fichier est modifié, la somme de contrôle sera différente. Et il n’est pas possible de créer un autre fichier intelligible ayant la même somme de contrôle.
PS : il existe aussi des sommes de contrôle sha1 et sha256.
Le fichier md5 comporte le même nom que l’image iso du cdrom mais avec .md5 en plus àla fin.
Par exemple le fichier freeduc-primaire-1.5.iso.md5 comporte cette informations :
f14d87cc2d6c32c66059eb7c9f39b449 freeduc-primaire-1.5.iso
On a la somme de contrôle (série de chiffres et de lettres), deux espaces et le nom du fichier iso.
Pour le contrôle il y a 2 options :
- Je calcule le md5 du fichier .iso et je compare avec avec celui du fichier .md5
- Je lance la vérification du fichier .md5
Sur GNU/Linux, j’ouvre un terminal, je me place dans le dossier à vérifier et je saisis ainsi :
md5sum -c nom_du_cdrom.iso.md5
Si c’est correct, le retour est OK, dans le cas contraire il faut refaire le téléchargement.

Windows : md5summer sur une vérification positive
ASTUCES : Vous pouvez créer votre propre fichier md5 pour contrôler la modification de fichiers.
Télécharger md5sum pour :
GNU/Linux : la commande md5sum est intégrée.
MacOs X : http://www.apple.com/downloads/macosx/networking_security/md5_eternalstormssoftware.html
Windows : http://www.md5summer.org/
Graver le live-cd :
Le moyen le plus simple d’utiliser un live-cd est de le graver sur un CD-R.
Les CD-RW sont aussi utilisables, mais moins fiable.
Il est aussi possible d’utiliser le live-cd dans une machine virtuelle sans le graver, mais cela dépasse le cadre d’un utilisateur débutant.
La réussite d’une gravure dépend de la qualité du support : utilisez des CD-R de 700Mo de bonne marque (ex : Philips, Sony, TDK, Verbatim). Gravez en 8X ou en 16X au maximum. N’oubliez-pas qu’un graveur s’use : si vous constatez beaucoup d’erreurs changez-le !
ATTENTION : graver une image ISO n’est pas la même chose que graver le fichier .iso sur le CD. Dans le 1er cas cela fonctionne, pas dans le second.
Pour graver vous pouvez utiliser GnomeBaker ou K3B sous Linux, Infrarecorder sous Windows et l’Utilitaire Disque sous MacOS X.
Infrarecorder : http://infrarecorder.org/?page_id=5

Windows : le menu de infrarecorder avec en bas à gauche le bouton "Write Image".
Une fois le live-cd gravé, avec un marqueur fin vous devez inscrire GNU/Linux sur la partie haute, le nom du système et la version sur la partie basse. Stockez-le dans une pochette en papier.
Lancer le live-cd :
Sur un Mac Intel, il faut insérer le cdrom, appuyer sur la touche « c » et démarrer.
Sur un PC : il faut insérer le cdrom et re-démarrer la machine. Si c’est correctement configuré, vous allez voir le menu du live-cd.
Si ce n’est pas le cas, il faut configurer le BIOS. Le BIOS est un petit bout de programme qui sert au démarrage de la machine. Dedans nous allons y configurer l’ordre de démarrage. C’est à dire demander au BIOS de rechercher un système d’exploitation (OS) en priorité sur le CDROM.
Au démarrage, vous allez voir l’écran d’accueil du BIOS, il faut appuyer immédiatement sur les touche F1, F2 ou Suppr. C’est souvent indiqué au bas de l’écran. La présentation diffère beaucoup selon l’age du BIOS et le fabricant.

Un écran d'accueil de BIOS du fabricant Phoenix. En bas est indiqué en anglais : "Press DELL to enter SETUP". Il s'agit de la touche "Suppr".

- C’est le 1er écran du BIOS, si c’est possible vous pouvez configurer ici la langue (c’est plus facile en français). En bas sont indiquées les touches de navigation (flêches). En haut les différents menus.
L’emplacement du menu qui nous intéresse diffère d’un BIOS à l’autre. Il faut rechercher une option qui indique « Advanced Bios », « Boot », « Démarrage » ou « Amorçage ». Il faut placer CDROM avant HDD/HHD-0/HDD-1 (à modifier avec les touches + et -).

Ici un BIOS Intel françisé. Il faut souvent appuyer sur la touche "Echap" pour revenir au menu principal. Le menu "Quitter" permet de sauvegarder et quitter le BIOS. Dans le doute, il est toujours possible de quitter sans sauvegarder.
Une fois l’enregistrement fait, la machine redémarre. Si les modifications sont correcte, vous devriez découvrir votre live-cd.
ATTENTION : j’ai trouvé de rares lecteurs de CDROM assez ancien qui refusaient de démarrer un live-cd. Les lecteur 48X et + ne posent pas de problèmes.
Astuces :
Comme le live-cd n’est pas modifiable, l’utilisateur est en général connecté sans mot de passe.
Par contre sur les live-cd basés sur Knoppix (Majilux, Freeduc, Kaella, Toutoulinux, etc…), l’administrateur root n’a pas de mot de passe. Il faut donc ouvrir un terminal et entrer « sudo su » pour se connecter root. Il faut alors entrer la commande « passwd » pour ajouter un mot de passe à root.
Si le PC est ancien et n’a pas asez de mémoire RAM, il est possible d’ajouter une partition de swap sur le disque. C’est comme un fichier d’échange de Windows : une mémoire virtuelle.
Ajoutez un mot de passe à l’administrateur root (voir ci-dessus). Ouvrez gparted et reduisez de 128Mo la dernière partition existante du disque dur. Créez une partition de swap de 128Mo et formatez-la. lancez la commande « swapon ». Elle sera automatiquement utilisée au prochain démarrage.
Il est possible d’installer des applications sur un live-cd, mais dans la mémoire RAM, pas sur le CDROM. Bien entendu tout sera effacé à l’extinction !
Arréter le live-cd :
Il n’est pas conseillé d’éteindre électriquement « à la sauvage », cela peut poser des problèmes sur les disques dur, car même s’ils ne sont pas utilisés, ils tournent.
Il y a toujours un menu ou un bouton Arréter ou Redémarrer. Le cdrom est éjecté en fin de procédure et il faut appuyer sur la touche « Enter » pour éteindre le PC.
Il est possible que le PC ne s’éteigne pas seul s’il est antérieur à l’année 2000.
Sur Mac Intel : l’éjection du cdrom, l’extinction et le bouton d’allumage du clavier ne sont pas toujours fonctionnel. Il faut parfois éteindre et rallumer électriquement le Mac.
Les principaux live-cd :
Il en existe beaucoup, mais je vous livre ici une liste de ceux que j’ai essayé.
Knoppix : La célèbre version originale multilingue. Avec un bureau LXDE. http://knoppix-fr.org/
Kaella : une Knoppix francisée par l’association Linux Azur. Avec un bureau KDE. http://kaella.linux-azur.org/
Evinux : Une Knoppix francisée par l’association Linucie. Avec un bureau Gnome. http://evinux.org/
Toutoulinux : une Puppy Linux francisée. Fonctionne avec 64Mo de RAM. Idéale pour les PC anciens. http://www.moulinier.net/
Damn Small Linux (DSL) : Fonctionne avec 32Mo de RAM. Idéale pour les PC trés ancien. http://www.damnsmalllinux.org/
Freeduc-ecole : une distribution francisée pour les écoles maternelles et primaires. Avec un bureau XFCE. http://www.ofset.org/freeduc-ecoles
Abuledulive : La version live-cd ou monoposte de Abuledu en réseau. Pour les écoles maternelles et primaires. Nécessite 128Mo de RAM. Avec un bureau XFCE. http://www.abuledu.org/abuledu/monoposte
Partager les Logiciels Libres :
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Licence :
Ce document est sous licence GNU-FDL : http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html .
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